Petit théâtre, Grand destin

L'histoire du théâtre Blossac comme vous ne l'avez jamais lue.

Petit joyau de l'architecture du milieu du XIXe siècle, le théâtre Blossac de Châtellerault a connu une vie extrémement riche, influencée évidemment par l'Histoire de l'Art en France et dans le monde.

Installez-vous confortablement, nous partons pour un voyage à travers le temps...

Nous sommes en 1899. La salle de spectacle à l'italienne aménagée dans l'ancienne chapelle du couvent des Minimes est vétuste. Pour le rénover, le théâtre fait l'objet d'une grande campagne de travaux.
De nombreux artisans et artistes sont sollicités pour créer la décoration rouge et or que nous connaissons tous aujourd'hui.

Les chevilles ouvrières
du décor

Emile Vernon, et Edouard d'Espélosin.
Ces noms ne vous disent peut-être rien. Et pourtant... Ce sont leurs oeuvres que vous pouvez admirer en pénétrant dans la salle de spectacle du théâtre Blossac.

Nous connaissons peu de choses de leurs parcours respectifs...

Emile Vernon, peintre, est l'auteur du plafond peint et de la partie centrale du rideau de scène. Il réalise, en avril 1899, une esquisse préparatoire du plafond, qui est soumise à l'approbation du conseil municipal. Il doit réaliser quatre lés de toiles peintes qui seront ensuite marouflées au plafond.

Sur cette coupole peinte, Vernon a représenté une voûte céleste, où plusieurs personnages surgissent des nuages.
Il s'agit de dieux mythologiques qui n'ont pas été choisis par hasard, puisqu'ils symbolisent, chacun dans leur domaine, la gloire et la prospérité de Châtellerault.

Emile Vernon réalise également la reprise de la partie centrale du rideau de scène, qu'il signe et date. Sur ce cartouche central, il représente la Vienne et le célèbre pont Henri IV, considéré déjà en 1899 comme un Monument qui symbolise bien le passé glorieux de Châtellerault.

Edouard d'Espélosin, quant à lui, est chargé par la Ville de réaliser les sculptures en staff de la salle de spectacle : les masques et les trophées d'instruments de musique des balcons ; les cartouches "Republique française" sur les deux loges d'avant-scène ; et surtout, la muse ailée qui domine la salle au sommet du cadre de scène, où l'on peut observer la signature d'Espélosin.

L'extraordinaire rénovation

Le talent de Vernon et d'Espélosin, principaux artisans de la rénovation de 1899, a donné au théâtre ses lettres de noblesse.
La restauration de 2013, véritable travail de dentelle, a permis de remettre en lumière les deux artistes et leurs oeuvres, qui depuis 5 ans, nous éblouissent toujours autant...